Revue de presse

Voici quelques extraits parus dans la presse ou sur le net :
> Annick Redor, une turbulence irisée, par Michel Bénard, lauréat de l’Académie française (sur le site Cénacle européen) :

« Par le jeu harmoniques des couleurs, des volumes,des transparences, des juxtapositions, Annick Redor restitue un langage inaudible, mais où chaque plan coloré vibre comme une symphonie alchimique sur la partition cosmique. Il me semble qu’une oeuvre devrait pouvoir contenir toute l’irisation lumineuse d’un vitrail au couchant pour qu’elle puisse donner à l’homme l’accès à sa métamorphose. Peut-être est-ce ce que tente de réaliser Annick Redor : peindre un nouveau monde dans une turbulence céleste. »

> La jolie palette d’Annick Redor, par Laurent Borderie, Le Populaire du centre, 28 novembre 2008 (voir l’article complet) :

« Le style d’Annick Redor est inimitable. L’artiste limousine dont le nom brille dans toutes les galeries de France et de Navarre n’aurait presque pas besoin de signer ses oeuvres. La technique de l’artiste qui utilise l’encre pour donner un relief et une légèreté singulière à ses personnages lui ont assuré depuis quelques décennies déjà une renommée enviable et largement méritée. »

> Véritables danses, par G Lardant

« …les pastels et dessins que présente REDOR sont de véritables danses. le trait est lancé, il s’incurve, il tourbillonne, se casse, repart en sourdine, franchit une tache puis la contourne. Et de tous ces parcours naissent des visages, des personnages de toutes sortes; c’est plein d’humour, d’une ironie souvent mordante, d’une observation pénétrante, d’un exprssionnisme qui peut toucher au délire »……

> Quel dessin!,  Yves Cosson, Ouest France

« …Quel dessin! D’un trait, d’un jaillissement d’une sûreté confondante, elle se rit de toute les difficultés, pique le détail révélateur.Mais tout se joue, en fait dans une recherche d’un dépouillement esthétique qui n’est pas sans faire songer au meilleur des styles japonais : portraits à peine esquissés, nus d’une perfection secrète, silhouettes de femme d’une élégance absolue »…..

> Une valeur sûre de l’art, Art et valeurs

« Redor s’affirme de plus en plus comme une valeur sûre de la peinture. Son art très personnel, est chargé de poésie et d’intimisme et s’associe souvent à la musique »……

> Redor peint comme elle respire, Le Tarn Libre

« Redor peint comme elle respire, sans y prendre gare et ses tableaux sont comme une buée déposée par son souffle. De la buée, ils ont la légèreté et la transparence et aussi l’instantanéité et l’émouvante fragilité »…

> Le poète André Duprat écrit sur Annick REDOR

    REDOR en son blason, accroche deux tendances picturales: La première, dominante en nombre de toiles, annonce, enjouée,virevolte, colorée, jaillissante, des personnages évoluant dans des scènes extérieures ou des saynètes intérieures, la seconde, plus âpre, donne écho au-dedans de l’artiste, révélation tourmentée, recherche spirituelle, stigmates d’une contemplation intense. Ces deux peintures font et sont une.

Par delà les matières et techniques employées, (huile, acrylique, voire le pastel et autre…), le trait est au début de chaque oeuvre. Un trait d’un geste, un trait qui lève comme le blé, un trait enlevé, un trait vif,  soutenu le plus souvent par des rouges, des verts, des bleus francs et actifs. Ce premier trait répond d’un savoir, certes, mais aussi de pulsions printanières, d’allégresse contenue, d’appréhensions nivales. Les personnages, femmes et enfants pour l’essentiel, illustrent des pièces cossues- piano droit, fauteuils stylisés, jeunes filles espiègles… Ces dernières, nubiles et gracieuses, stimulent la touche d’ambiance, sautent une corde imaginaire, déjà danseuses légères comme dans un tableau de Lautrec. Dès lors les robes allument des incendies, bouillonnent d’envie, de respiration accélérée, de désir maintenu. A cet effet, le penchant du port de tête des dames jette une élégante distance sur l’approche de l’artiste. Chaque toile, même joyeuse en apparence, trouble un ressenti pareil à un oxymore enfermant en ses sens la crainte et le plaisir. Il y a dans ce travail un mouvement perpétuel, comparable à celui du mangeur de cerises sur l’arbre, mais qui n’a de cesse d’épier la menace d’une interdiction. Ce travail sème des haïkus de Basho, des attitudes d’hirondelles, des élévations musicales, des suspensions d’éternité. Les arabesques des jambes, parfois résumées à une poussée de Dubout, matinée de Raymond Peynet, dévergondent un brin, le sérieux possible. Dans ces cas, le rouge domine, et va et vient, de pieusement pourpre dans les étoffes, à rose aux joues des mutines. Et si un repentir loge avec discrétion face au regard, il n’en n’est pas moins présent pour autant. L’instant saisi remue le tableau au plus profond, laissant entrevoir des tourments, des questions, des attentes.

Les échos de la réponse, du moins je l’espère, nichent dans la seconde tendance picturale. L’oeuvre change du tout au tout, cependant demeure la même, plus même, elle amplifie le prolongement. Par cet état d’âme, l’oiseau bleu se sait ciel, le tourbillon quitte les hanches féminines pour un autre mystère, la musique du peintre joue du ciel et de la terre, deux instruments mystiques et humains. L’outrance des menaces rameutent les pensées du prophète vers d’hugoliens parcours. Les légèretés premières tournent dans l’immense chaudron des angoisses et des espoirs voire des espérances de l’artiste.

Une oeuvre est un tout, et REDOR, des détails retaillés aux détails fluets, aussi aux songes pesants mais colorés, construit une oeuvre.